La délibération du 18 décembre 2025 sur le programme d’ombrage et de gestion des eaux pluviales des parkings municipaux aurait pu marquer une avancée pour la ville. Pourtant, pour le groupe Agir pour l’Avenir, elle révèle surtout l’absence de vision proactive de la majorité municipale en matière environnementale. Une fois de plus, la commune se contente de réagir sous la contrainte réglementaire, sans anticipation ni ambition.
Une obligation légale, pas une initiative volontariste
Le programme présenté n’est pas le fruit d’une démarche volontaire, mais une réponse tardive à la loi APER n°2023-175 du 10 mars 2023. Cette loi impose depuis près de trois ans des mesures pour les parkings de plus de 1 500 m² : ombrage, désimperméabilisation et gestion des eaux pluviales. Pourtant, la commune ne lance qu’aujourd’hui un diagnostic de mise en conformité, alors que le dernier arrêté d’application date du 5 mars 2024 — il y a déjà 20 mois.
« Pourquoi attendre aussi longtemps ?, s’est interrogé Agir pour l’Avenir. Les surfaces, les contraintes hydrauliques et les enjeux étaient connus bien avant. Si la majorité avait été volontariste, ce diagnostic aurait dû être engagé dès 2023. »
Un schéma trop connu : communication verte, actions timides
La majorité municipale multiplie les grandes déclarations sur la résilience et la transition écologique. Mais dans les faits, les actions se résument à des mesurettes, appliquées au dernier moment et sans dépasser le strict minimum réglementaire.
Cette délibération en est un exemple frappant :
- Aucun objectif chiffré n’est fixé.
- Aucune priorisation des parkings les plus minéralisés n’est proposée.
- Le budget est repoussé à 2026, sans urgence ni plan clair.
« Dire vouloir ‘dépasser les exigences réglementaires’ est une chose, le prouver en est une autre, rappelle le groupe. Comme le disait Benjamin Franklin, ‘Mieux vaut bien faire que bien dire.’ »
Les Madeleinoises et Madeleinois n’attendent pas un verdissement de façade, mais une vision écologique cohérente et proactive, souligne le groupe. Or, cette délibération ne marque ni un tournant, ni une avancée.

