Lors de l’examen du budget 2026, notre groupe a pris acte des priorités affichées par l’exécutif municipal : « Agir concrètement ». Pourtant, force est de constater que les moyens alloués à la transition écologique restent en deçà des attentes. Les dépenses reportées de 2025 à 2026 et les frais d’études, notamment pour les projets ZAS et SOLAMAD, ne suffisent pas à concrétiser une réelle ambition environnementale.
La transition écologique ne peut se contenter de reports ou d’études : elle exige des investissements ambitieux, concrets et immédiats.
Les Madeleinois·es attendent des actions fortes pour préserver leur cadre de vie et préparer l’avenir.

La piscine municipale : Un symbole des retards à combler
Alors que la piscine municipale vient de subir une nouvelle fermeture pour raisons techniques, notre groupe s’interroge : pourquoi se limiter à des frais d’études alors que l’infrastructure a clairement besoin d’un investissement structurel ? Les Madeleinois·es méritent des équipements publics fiables et modernes, à la hauteur de leurs besoins.
Des promesses de campagne à concrétiser d’urgence
Pendant la campagne municipale, de nombreux projets ont été présentés comme des priorités. Pourtant, leur réalisation tarde à se matérialiser. AGiR POUR L’AVENIR rappelle que ces engagements doivent devenir des réalités avant 2032 (ou 2033). La Madeleine a les moyens de réinvestir, d’innover et de redonner de l’élan à ses habitants. Il est temps d’agir.
Pour un budget à la hauteur des défis
Notre groupe restera vigilant pour que les choix budgétaires reflètent les attentes des Madeleinois·es : une ville durable, dynamique et solidaire. Nous appelons la majorité municipale à accélérer la mise en œuvre des projets promis et à donner enfin corps à une politique ambitieuse et transparente.
Le budget primitif d’une ville : c’est quoi, et à quoi ça sert ?
Chaque année, la ville doit prévoir combien elle va gagner (ses recettes) et comment elle va dépenser cet argent (ses dépenses) pour faire fonctionner les services publics, entretenir les écoles, les routes, les parcs, ou encore financer de nouveaux projets. Ce document qui liste tout cela s’appelle le budget primitif.
Les recettes : c’est l’argent que la ville reçoit, principalement grâce aux impôts locaux (comme la taxe d’habitation pour les résidences secondaires ou la taxe foncière), mais aussi grâce aux subventions de l’État, aux dons ou aux revenus des services municipaux (comme la cantine ou la piscine).
Les dépenses : c’est tout ce que la ville dépense pour fonctionner :
- Fonctionnement : salaires des employés municipaux, électricité des bâtiments, entretien des espaces verts, etc.
- Investissements : construction d’une nouvelle école, rénovation d’une route, achat de matériel pour les pompiers, etc.
Le mot « primitif » est utilisé parce que c’est le premier budget voté en début d’année par le conseil municipal. C’est une sorte de plan prévisionnel qui fixe les grandes lignes pour les 12 mois à venir. Au cours de l’année, ce budget peut être ajusté (on parle alors de « budget supplémentaire ») si la ville a besoin de dépenser plus ou moins que prévu, ou si elle reçoit des recettes inattendues.
